Citation de 1734, Encore Vraie

Le mentor de Andrew Murray, William Law…« Il est très observable qu’il n’y a pas un seul commandement dans tout l’Evangile pour le culte public, et c’est peut-être un devoir sur lequel on insiste le moins dans l’Ecriture, moins que tout autre chose. La fréquentation régulière n’est même pas mentionnée dans tout le Nouveau Testament. Alors que la religion ou la dévotion qui consiste à déterminer les actions ordinaires de notre vie se trouve dans presque chaque verset de l’Ecriture. Notre Sauveur Béni et Ses Apôtres sont intégralement pris dans des doctrines qui se rapportent à la vie commune. Ils nous appellent à renoncer au monde, et dans chaque caractère et mode de vie à être différents de l’esprit et de la manière du monde ; à renoncer à tous ses biens, à craindre aucun de ses maux, à rejeter ses joies, et à n’avoir aucune valeur pour son bonheur ; à être comme des enfants nouveau-nés, qui sont nés dans un nouvel état de choses ; à vivre comme des pèlerins en faisant attention (ou en étant en garde) spirituellement, dans la sainte crainte, et aspirant après l’autre vie ; à prendre notre croix chaque jour, de nous renier, de professer la béatitude du deuil, à la quête de la béatitude de la pauvreté de l’esprit ; de renoncer à l’orgueil et la vanité des richesses, à ne prendre aucune pensée pour le lendemain, à vivre dans le plus profond état d’humilité, à se réjouir dans les souffrances du monde ; à rejeter la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie ; à supporter les blessures, à pardonner et bénir nos ennemis et à aimer les hommes comme Dieu les aime ; et de donner à Dieu tout ce qu’il y a dans nos cœurs et nos affections, et à nous efforcer d’entrer par la porte étroite dans une vie de gloire éternelle.

Voilà la dévotion commune que notre Bien-Aimé Sauveur a enseignée, afin de la rendre commune parmi tous les Chrétiens. N’est-ce donc pas extrêmement étonnant, que les gens devraient mettre tant de piété à être présent dans le culte public, au sujet duquel il n’y a pas un seul précepte de notre Seigneur et pourtant négligeant ces devoirs communs de notre vie ordinaire, qui sont commandés dans toutes les pages de l’Evangile ? J’appelle ces devoirs, le dévouement de notre vie commune, parce que s’ils doivent être pratiqués, ils doivent faire partie de notre vie commune ; ils ont leur place nulle part ailleurs. » 9:46

19/3/2008